‹ Rome et ses papesChapitre 41 sur 197 · LIVRE I , CHAPITBE VI · texte numérisé non relu

LIVRE I , CHAPITBE VI

doivent être les meilleurs , et le moins mal le bien K

•Vers ces temps , des ducs et princes de Bohême , de Danemarck , de Suède , de Pologne , recevaient le baptême , mais les peuples demeuraient païens.

Sur une terre idolâtre et lointaine , en Russie , on avait vu jusqu'au neuvième siècle des r^nUiques organisées , Kiew et Nowogorod la grande. Éteintes , elles avaient déterminé par leur chute le principe de la première dynastie desczars. Bientôt Olga , veuve d'un monarque assassiné , après avoir apaisé les mânes de son époux par la vengeance , embrassa le christianisme , et l'église l'inscrivit au rang de ses sainte*s ; mais cette* conversion n'eut aucun résultat ; le paganisme devait régner encore. Perune déesse à barbe d'or , conserva son influence et ses autels ; et ce ne fut que sous "Waldimir-le-Grand que ses idoles furent brisées. Ce prince avait à choisir entre l'islamisme qui avait remonté la mer Caspienne et conquis les Bulgares , le mosaïsme et les deux croyances de Rome et de Constantinople. Insensible au

l Berthe était la cousine de Robert au quatrième degré.

prestige des nombreuses cérémonies romaines , prévenu contre le judaïsme dont la condition était souffrante et vague , redoutant la sévérjité des lois de Mahomet , il hésita. L'église grecque prévalut enfin ; Waldimir alla se faire baptiser à main armée dans la cité des empereurs , et revint a Kiew avec le double titre de roi chrétien et de frère des césars. Alors Perune tomba ; sa statue fut mutilée , et Ton vit , au bruit d'un signal , toute .une population docile se plonger simultanément dans les eaux du Dnieper. Tel fut le baptême de Kiew : telle fut la gloire de Waldimir. Le prince changea de vie , congédia son sérail et protégea ce qu'il y avait alors d'industriel et de libéral. Malheureusement ce régime féodal , qui n était efficace que comme remède à un désordre universel , et qui devenait un obstacle immense lorsqu'une société tentait de s'asseoir , subsistait , et le czar ne pouvait le détruire. L'Etat avait été démembré pour apanager des princes. Après Waldimir , comme après Charlemagne , le chaos recommença , tout se desserra , et , depuis cet instant [ioi/(] jusqu'à l'invasion des Tartares en iii3, cette malheureuse contrée fut déchirée par l'anarchie. La voix des ministres chrétiens fut paralysée ; les mœurs se corrompirent encore.

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