FIN
Note 1. — Page 24.
Saint Zacharie fonda dans ce but trois villages qu'il appela domuculte. Le pape Adrien en créa quatre autres. En 1407, Grégoire XII, dans son motu proprio 15*, donna des encouragements à la culture des grains. Sixte IV, voyant la négligence des propriétaires , fit une ordonnance pour les obliger à mettre en rapport au moins un Uers de leur terrain ; cette loi , exécutée sous ce pontife et sous son neveu Jules II , fut traitée d'arbitraire , et trouva une vive opposition chez les riches Romains lorsque Clément YII voulut la remettre en vigueur. Ce pape eut alors recours à des moyens plus efficaces encore : il permit que l'exportation des grains fût libre quand le prix ne dépassait pas une certaine limite; cette sage prévoyance, qui tient le milieu entre la liberté excessive du commerce et les restrictions qui Tentravent, est donc une invention d'un pape du xvr siècle , et non des Anglais , comme quelques économistes voudraient le faire croire. Pie V, en 1556, aplanit
ASi NOTES.
les obstacle^ qui s'opposaient au transport des grains à Rome. En 1588, Sixte V encouragea les agriculteurs en leur prêtant de l'argent qu'ils devaient rendre après la récolte. En 1600, Clément VIII ordonna la révision des lois baronales sur la culture des champs, et améliora la condition des vassaux. Mais ces constants efforts n'ont pas été couronnés par le succès. Dans des temps plus rapprochés de nos jours. Pie VI et Pie VII firent aussi plusieurs lois pour ranimer et favoriser l'agriculture.
Note 2. — Page 28.
Buona mano. Étrenne.
Note 3. — Page 29.
L'Arrone , rivière qui s'échappe du lac Bracciano.
Note 4. — Page S6.
« Les basiliques avant le christianisme étaient des tribunaux construits d'abord par les Grecs et adoptés plus tard par les Romains.
(( Le nom de basilique veut dire royale. II vient de ce que l'un des portiques de ces édifices , chez les Grecs d'Athènes , portait le nom du second des archontes, désigné sous le titre de roi.
« Le premier tribunal construit à Rome sous cette forme le fut par le censeur M. Porcins Caton , cent quarante-huit ans avant l'ère chrétienne. Lorsque la liberté de l'Église eut été proclamée dans l'empire par Constantiji, les chrétiens ne voulurent point donner aux édifices consacrés au culte public la forme des temples impurs des idoles. Ils en
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adoptèrent une autre à laquelle se rattachaient pour eux les plus précieux souvenirs, celle des basiliques. C'étaient les tribunaux où les martyrs avaient souffert la torture et confessé la foi.
c( Ces églises primitives, tournées vers Torient, avaient la forme rectangulaire au dehors, avec différents portiques et divisions à Tintérieur et à l'extérieur, où se tenaient les catéchumènes et plus tard les pénitents exclus de l'assistance aux offices divins. Une cour découverte, assez souvent plantée d'arbres, d'où lui venait le nom de paradis, se trouvait renfermée dans l'enceinte de ces mêmes portiques , en avant de l'église. Au milieu se trouvait le réservoir d'eau servant aux ablutions des premiers chrétiens, réservoir qu'il ne faut pas confondre avec les fonts baptismaux.
a L'intérieur de la basilique se divisait en trois ou cinq nefs auxquelles donnait entrée un nombre égal de portes. A l'extrémité de la grande nef, laquelle fut réservée plus tard à certains pénitents , se trouvait le chœur avec VamboHf remplacé en France par uos jubés.
« Venait enfin le sanctuaire , portion la plus sainte de l'édifice et la plus riche en souvenirs.
(( Dans les basiliques païennes , cette partie du tribunal était occupée par le juge placé dans l'hémicycle central, formant abside. Le sol en était élevé de plusieurs marches, de telle sorte que souvent un cachot, n'ayant d'ouverture qu'au sommet de la voûte, s'y trouvait pratiqué pour renfermer les criminels appelés à l'interrogatoire. Ces cachots bien souvent aussi reçurent des chrétiens au temps des persécutions. Sortis du cachot et placés devant le juge, ces chrétiens y subissaient les tortures auxquelles on
les voulait soumettre. En un mot ils confessaient la foi.
« Pour en conserver le souvenir, que firent les premiers chrétiens à la paix?
(( Au fond de l'abside, dans le lieu occupé jadis par le juge impie, fut placé le siège du pasteur, de Tévèque. En avant, sur le lieu qu'avait baigné le sang des martyrs, s'éleva l'autel consacré au sacrifice non sanglant de la nouvelle loi. Les corps des mêmes martyrs furent placés en dessous, dans un caveau remplaçant le cachot primitif. On nomma ce lieu la confession. Telle fut la basilique sanctifiée des premiers chrétiens, et ce qu'on voit encore, du moins en partie, dans les différentes basiliques de Rome et en particulier dans la basilique de Latran. »
(J.-F.-O. LuQUET, évéque d'Hésebon.) Note 5. — Page 86.
SACROS. LATERANEN. ECCLES.