C'est-à-dire sur tous les Français
RÉPONSES DU ROI. i7o
de 1 entrée de quatre ou cinq mille hommes de milice dans Rome, ni de la défense qu'on fit aux boulangers de ne fournir par jour que certaine quantité de pain pour sa maison (ce qui le nécessita enfin à sortir d'un lieu où il ne trou voit plus aucune sûreté), ni des excès que la sbirrerie commit alors et plusieurs mois après contre tous les pauvres pèlerins françois qu'ils assomraoient à coups de bâton, ni de la récompense si outrageante pour Sa Majesté qui fut donnée au cardinal Impériale de la légation de la Romagne S ni de l'impunité entière des Corses, un seul n'ayant été pendu et ne le pouvant même être avec justice parce qu'ils n'avoient qu'exécuté leurs ordres, ni du licenciement de la compagnie afin que l'on ne pût parvenir à la connoissance de la vérité du crime des coupables, ni de la nouvelle injure qui fut faite à Sa Majesté lorsqu'on la fit passer comme en triomphe devant le palais Farnëse, la faisant pour cela détourner d'un quart de lieue de son chemin, ni des deux armements du pape contre le Roi, plutôt que de vouloir consentir pendant près de deux ans à lui donner aucune satisfaction raisonnable, ni enfin des grandes dépenses que Sa Majesté a été obligée de faire pour tirer raison d'un si grand outrage. Tout cela, comme on a dit, sera choses dont on ne parle point et qui, néanmoins jointes toutes ensemble, sont celles qui obligèrent Sa Majesté à vouloir mettre la personne du nonce en sûreté contre les ressentiments des peuples, en même temps ^ à permettre la publication des gazettes pour les informer de tant d'indignes traitements que Sa Majesté continuoit à recevoir à Rome, afin qu'ils fussent moins surpris quand ils verroient Sa Majesté se mettre en devoir de chercher plutôt les voies possibles pour la réparation de son honneur, dont elle est enfin honnêtement et glorieusement venue à bout au traité de Pise, où, pour la seule action du 20 août, elle • n'eût pas voulu prétendre d'aussi grandes satisfactions que celles qui lui ont été données et pour elle et pour des princes ses amis, si dans la suite de cette affaire on n'avoit accumulé outrages sur outrages et presque tous autant offensants que la première affaire. Et en ceci on trouve encore la véritable raison pour laquelle Sa