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LE GALLICANISME ÉPISCOPAL, LA PRAGMATIQUE SANCTION DE BOURGES

Ce qui parait caractériser, au point de vue politique, Tépoque, historiquement si obscure de la guerre de Cent ans, c'est un retour offensif des autorités inférieures contre la constitution un peu trop hâtive des pouvoirs centralisés.

Sans sortir de la France, on voit, dans le cours de cette guerre, le trône perdre deux fois son assiette, et, pour ainsi parler, menacer ruine. En môme temps, les papes d'Avignon déshonorent le siège pontifical; bientôt le schisme le divise et l'abat.

Ceux que l'autorité des grands rois et des grands papes avaient matés, relèvent la tète. Ce n'est pas l'ancienne féodalité ni l'ancien épiscopat, étroitement domaniaux, qui renaissent. C'est quelque chose de nouveau qui apparaît et qu'il faut appeler d'un nom nouveau : ce sont les aristocraties laïque et ecclésiastique.

La conception de l'autorité centrale est trop bien établie dans les esprits pour que personne songe à la briser et à la répartir de nouveau dans Témiettement des particularismes locaux. Mais cette autorité étant constituée, existant, fournissant à celui qui la possède les satisfactions du commandement et la disposition de la fortune publique, chacun cherche à s'en emparer. Ce n'est plus une lutte pour la domination et la conquête : ce sont des rivalités d'influence et d'institutions.

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