‹ RomeChapitre 44 sur 186 · V. ci-dessous, p. 13, n · texte numérisé non relu

V. ci-dessous, p. 13, n

2. n s*agit ici du démêlé de la cour de Rome avec le duc de Parme, en octobre 1641. A cette date, les troupes pontificales envahirent le duché de Castro. La France dut intervenir dans cette affaire qui avait pour objet des questions d*argent. Matarin en connaissait tous les détails, car il avait été à cette époque chargé de suivre principalement les affaires d'Italie. L'arrangement de ces difficultés fut l'objet de la première mission de Lionne. (Voir Valfrky, Hugues de Lionne : ses Ambassades en Italie. Paris, Didier, 1877, in-8, pp. 19 et suiv.)

EXCLUSION DE GHIGI. 13

persécuté par le même pape ', lequel il avoit élevé au pontificat contre la volonté du Roi, elle lui donna retraite, assistance et protection sans s'arrêter au ressentiment que le pape en eut et même nonobstant que ledit cardinal Barberin, du vivant de son oncle, eut donné en toutes rencontres des marques d'une grande aversion contre la France et n'eût rien oublié pour faire perdre à ce bon pape l'inclination qu'il avoit pour cette couronne. Ce qui est dit ici, comme en passant et pour montrer combien Sa Majesté a de sujet d'avoir les sentiments qu'elle a touchant le cardinal Barberin, car au reste il est assez décrié de lui-même, sans qu'il soit besoin d'autre exclusion que de ses propres défauts, et Ton ne croit pas aussi qu'il puisse tomber dans la pensée de qui que ce soit de le faire pape quelque chose qui arrive.

Quant au cardinal Chîgi *, il est besoin d'y procéder avec plus de circonspection pour l'exclusion du pontificat, et l'on n'y sauroit apporter trop de soin ni d'application par ce qu'étant créature d'Urbain YIII pour ce qui est de la prélature et d'Innocent X à l'égard du cardinalat, il pourroit facilement être favorisé de plusieurs de l'une et Fautre faction, et d'ailleurs il a cet avantage qu'ayant été longtemps hors de Rome, il n'est pas connu en cette cour-là qui, jugeant d'ordinaire par les apparences, le croit

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