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CHAPITRE PREMIER

LES LIBERTÉS DE l'ÉGLISE GALLICANE DEPUIS LES ORIGINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE JUSQU'a LA PRAGMATIQUE SANCTION DE CHARLES VU.

On ne peut dégager la philosophie d'un système politique, tant qu'il subsiste. II faut attendre que, par sa fin, il ait expliqué et complété son évolution : c'est donc à peine si l'heure est arrivée d'esquisser une théorie du Gallicanisme.

Son origine se perd dans les temps obscurs où les aspirations du monde moderne se cherchaient parmi la barbarie du moyen âge. n atteignit son apogée, alors que la royauté chrétienne brillait, sous Louis XIV, du plus vif éclat. Notre siècle l'a vu décliner et mourir, après l'insuccès d'une restauration momentanée de cette même royauté. Sa carrière est achevée, comme est terminée, selon toute apparence, la destinée de la monarchie du droit divin. Ces deux ordres de faits sont arrivés simultanément à leur terme, laissant à la postérité l'exemple et le secret commun de leur principe, de leur grandeur et de leur décadence.

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