Voir ci-dessus, p. 5, n
5. Les troupes pontificales s'emparèrent du duché de Castro, en octobre 1641.
6. Le 31 août 1642, les princes d'Italie, Venise, Toscane et Modène, pour empêcher tout mouvement d'armes en Italie ou du moins pour assurer à la puissance
médiation et Tentremise du feu roi Louis XIII, de glorieuse mémoire.
Odoart décédé, leduc Ranuce son fils, à présent régnant, ayant été conseillé de ne se porter héritier que sous bénéfice d'inventaire et de se tenir au fidéicommis et à la substitution, pour obliger ses créanciers à lui donner quelque délai, les montistes se pourvurent à la Chambre apostolique qui leur délivra un exécutoire sur les domaines de Castro duquel ils se servirent se sentant appuyés du cardinal Panzirolo' et de la signora Olympia', animée contre ledit duc pour quelques intérêts particuliers.
Ce fut à ses instances que l'on attribua la résolution que le pape Innocent X prit d'envoyer ses troupes devant Castro pour la bloquer sous prétexte de tenir la main à l'effet de l'exécutoire. La ville fut prise par composition et, sans avoir égard à la capitulation, le pape la fit démolir et le duc de Parme fit tran-
attaquée le secours de toutes les autres, signèrent une ligue dans laquelle le duc de Parme était appelé à figurer. Un acte additionnel disait : « Les puissances alliées, voyant que les armes de TÊglise sont aujourd'hui principalement dirigées contre le duc de Parme et ses États, sont, par cet article séparé, convenues ensemble et conviennent de le secourir par tous les moyens qui seront jugés propres et efficaces. » A la suite de cette ligue conclue non pas sous la médiation, mais bien à Tinsu de la France, le pape parut disposé à remettre le duché de Castro en séquestre entre les mains de Louis XIIL Mais la négociation engagée se rompit an dernier moment. (Voir, pour Texposé de toute cette phase de TafiDnire, YHugues de Lionne de M. Valfrby, 1. 1, p. 53, etc.)
La lutte éclata alors entre le pape et les princes alliés, notamment le duc de Parme. Celui-ci eut d*abord quelques succès. Mais le commandeur de Valencay (plus tard cardinal), général des armées pontificales, rétablit les affaires. Enfin les deux parties épuisées consentirent à prêter l'oreille aux propositions de médiation que la France n'avait cessé de faire. Sous la direction du cardinal Bichi et du marquis de Fontenay-Mareuil, ambassadeur du roi de France près le Saint-Siège, les négociations aboutirent au traité de Ferrare (30 mars 1644) . Le pape accordait au duc l'absolution de l'excommunication qui pesait sur lui et lui promettait la remise de Castro et de Ronciglione. Le duc de Parme cessait les hostilités et remettait au pape les places et les territoires qu'il avait occupés dans les Etats de l'Eglise. C'est probablement à cette paix qu'il est fait allusion dans le texte de l'Instruction. Mais il convient de faire observer qu'elle n'eut pas lieu sous Louis XIII, ainsi qu'il est dit ci-dessus, mais bien sous Louis XIV. (Voir Chbrubl, Hist. de France pendant la minorité de Lottis X/K, t. I, pp. 231-234, et dans les Mémoires de Fontenay- Mareuil,une relation de l'affaire de Castro, édit. Michaud et Poujoulat, p. 268.)
1. Le cardinal Pancirolo était le ministre favori d'Innocent X. Il y a un curieux portrait de lui dans la relation d'Âlvise Contarini (1648) {Relazioni délia corte di Roma.,, nel secolo decimosettimo, vol. II, p. 71).
Donna Olimpia Maldachina de Viterbe, la trop célèbre belle-sœur d'Innocent X. (Voir la même relation et la suivante de Giovanni Giustinian, pp. 69, 84 et 99.)