‹ RomeChapitre 70 sur 186 · Chutare- Adolphe · texte numérisé non relu

Chutare- Adolphe

S. Wallenitein.

3. Nous n'arons pas à donner ici de détails sur ces faits qui se rapportent à l'histoire de la guerre de Trente ans. Voir VHistoire de cette guerre par M. Charrëriat (t. !•', chap. X, pp. 523 et suiv.).

4. Le cardinal Chigi avait été, en effet, pendant longtemps, nonce en Allemagne.

74 LE SIEUR D'AUBEVILLE, 1664.

Pour conclusion de ce point qui concerne la ligue, ledit d'Aubeville aura toujours bien présent dans l'esprit tout ce qui a été dit ici à M. le nonce sur la même matière afin déparier au pape en la même conformité ; entendra ce que Sa Sainteté lui voudra faire savoir là-dessus de ses désirs et de ses sentiments, pour en rendre compte au Roi par tous les ordinaires, assurera Sa Sainteté qu'aussitôt que Sa Majesté aura reçu la réponse des princes, ses alliés, par le moyen de la personne expresse qu'elle a dépêchée à Francfort pour cet effet, elle la communiquera sans perte de temps à Sa Sainteté pour avancer suivant qu'il sera en son pouvoir un ouvrage qu'elle a autant à cœur que Sa Sainteté peut désirer.

Il ne reste donc là-dessus qu'à instruire encore d'une circonstance de cette affaire ledit sieur d'Aubeville, pour son information particulière, sans qu'il soit nécessaire qu'il s'en explique au pape ni à ses ministres qui est que, touchant la qualité des secours que l'on pourroit promettre à l'empereur, ni le Roi ni ses alliés ne consentiront point, quelque ligue qui se fasse, à lui donner jamais aucune assistance en argent, mais seulement en troupes, ce qui sera même plus utile pour ledit empereur et pour la cause commune, et cela pour des considérations aisées à juger qu'il n'est pas nécessaire de déduire dans cette instruction.

La seconde affaire dont ledit sieur d'Aubeville est chargé de traiter avec Sa Sainteté, sont les intérêts de M. le duc de Modène pour le différend qu'il a avec la Chambre apostolique qui lui détient les vallées de Comacchio% depuis la réduction de l'État de Ferrare au Saint-Siège, sans que ledit sieur duc en ait encore pu obtenir aucune récompense ni le moindre dédommagement. Il remarquera facilement combien la condition dudit sieur duc est mauvaise, non pas seulement de se trouver dépouillé de cette sorte, pendant la durée de sept pontificats, mais que, pour en obtenir un dédommagement raisonnable qu'il a incessamment poursuivi sans y rien avancer, il soit encore obligé à reconnottre ses parties mêmes pour ses juges.

Cette considération doit si fort toucher tout esprit tant soit peu équitable, qu'on ne peut assez s'étonner des délais et des sub-

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