‹ RomeChapitre 264 sur 291 · II. Dédale et Icare · texte numérisé non relu

II. Dédale et Icare

« Fatigué de son long exil en Crète, et brûlant du désir de revoir son pays natal, Dédale s'est appliqué à découvrir un art inconnu; il range d#s pliunes en ordre, attache celles du milieu avec du lin, celles

des extrémités avec de la cire, et les courbe légèrement comme les ailes d'un oiseau. Après avoir mis la dernière main à son ouvrage, il prend son essor et fend l'air. Il confectionne des ailes semblables pour son fds Icare et lui recommande de rester à ses côtés; mais le jeune homme, fier de son vol audacieux, ne tarde pas à abandonner son guide et s'élance plus haut. Le voisinage brûlant du soleil ramollit la cire odorante qui attache ses ailes ; Icare ne se soutient plus dans les airs, il tombe dans les flots d'azur qui conservent son nom » (Ovide. Métamorphoses. Livre YIIl, vers 185 à 255).

Icare est précipité dans l'espace; au-dessous de lui, vole Dédale, les ailes attachées à ses épaules.

HT. Junon.

La déesse, en robe blanche, et manteau bleu flottant au vent, montée sur un char, traîné par deux paons, s'envole vers la droite.

Page 1