‹ RomeChapitre 279 sur 291 · VILLA LUDOVISI · texte numérisé non relu

VILLA LUDOVISI

épaules; de ia main gauche, il élève un cierge allumé; de la droite, qui pend le long de son corps, il porte un bouquet de fleurs.

La Nuit.

Au milieu de ruines, une femme assise est plongée dans le sommeil. Vêtue d'une robe bleuâtre, coiffée d'un turban blanc à rayures jaunes, elle s'est interrompue dans la lecture d'un livre qu'elle porte sur son genou; au-dessus de sa tête, brûle une lampe; à ses côtés, sur le sol, deux enfants, l'un, à droite, dont on ne voit que la tête posée sur ses petits bras; l'autre, à gauche, couché sur une planche; dans l'air, vole une chauve-souris et sur la muraille, est posée une chouette.

« Ce sommeil est d'une vérité admirable ; la profondeur de l'engourdisscnienl où le sommeil plonge les enfants se marque dans la petite moue des lèvres, dans le froncement léger des sourcils. Guercliin ne copiait pas des antiques comme le Guide; il étudiait le modèle vivant comme le Caravage ; il observait les particularités de la vie réelle, les mines, les gaietés, les mutineries tout ce qu'il y a de capricieux dans la passion et l'expression du visage. Les personnages sont parfois lourds et courts; mais ils vivent, et le mélange de lumière et de clair-obscur sur le corps des deux dormeurs est la poésie du sommeil lui-même » {Taine, Rome, 310).

Au PREMIER ÉTAGE.

Guercino (Giov. Francesco Barbieri, dit II).

La Renommée.

Sous les traits d'une nymphe, sonnant de la trompette et tenant, à la main, une branche d'olivier»

<t L'Amour ot la Renommée ont une grande énergie de coloris qui se retrouve dans les Prophètes, du même artiste, à la cathédrale de Plaisance » (Blkck., 789).

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