‹ RomeChapitre 12 sur 24 · TIVOLI · texte numérisé non relu

TIVOLI

Hélas!.*.

Ouf!

Fort ému je quittai cette place pour aller faire un tour dans la montagne et vins ensuite déjeuner à la classique auberge de la Sihilla où tous ceux qui sont allés à Tivoli n'ont pas manqué de faire leur pèlerinage, écoutant la chute de l'Anio qui du haut de cette montagne saute brusquement de plus de cent mètres pour apporter ses eaux à la campagne romaine.

Mon voyage était manqué.

J'étais venu pour communier quelques heures avec ^Wh des esprits Jes plus exquis de l'antiquité, et voilà que sur ma route la camarde venait de surgir avec son cortège de larmes et de désespoirs.

Horace eut tort ce jour-là! Ce ne fut que plus tard que je lui rendis mes devoirs ; mais je ne songe jamais à Tivoli sans un serrement de cœur.

Le ciel pur de cette matinée, les frondaisons embaumées, la joie des yeux apportée par des milliers de fleurs, toute la philosophie souriante d'Horace enfin, disparaissant devant le sentiment de cette effroyable tempête qui gronde au cœur des mères trahies dans leur foi, et qui, à l'heure terrible des luttes suprêmes, sont rejetées dans la vie, seules; puisque, pour l'enfant, la mort a gardé le dernier

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