‹ RomeChapitre 13 sur 24 · PORTO D'ANZIO · texte numérisé non relu

PORTO D'ANZIO

CETTE année-là juillet fut torride.

Le divin archer avait fait si Ijonne mesure à la Ville Eternelle que presque tous nos camarades s'étaient enfuis les uns vers la mer, les autres vers les montagnes ; si bien qu'à la villa Médicis nous n'étions plus que trois ou quatre habitants, dont notre cher et vénéré directeur, le peintre Hébert.

Nous nous réunissions chez lui, le soir, dans le grand salon de l'Académie ; et, toutes lumières éteintes pour conjurer l'invasion des moustiques, nous devisions de tout un peu, mais d'abord de la température exceptionnelle, dont nous commencions vraiment à souffrir.

Hébert, familier dès sa jeunesse avec le climat de Rome, très résistant, cuit et recuit, pour ainsi dire adorant la chaleur même amenée à ce point, convenait, toutefois, que le thermomètre commençait à divaguer !

L'un de nous parla de baignades, de fraîcheurs, de

Page 1