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PREFACE IX

chers et le livre qui les contient devient tout de suite un de ceux qu'on aime à conserver, à reprendre, à relire après les avoir relus.

C'est le cas de M. Henri Maréchal qui, après avoir fait applaudir tant d'œuvres musicales d'une sincérité profonde, d'une loyauté d'inspiration et de facture dignes du respect des connaisseurs, prend la plume et, à l'heure des cheveux gris, rassemble etpublie ces « Souvenirs d'un musicien » où il évoque la vision heureuse d'une Rome déjà historique la Rome de sa jeunesse.

Dans un livre, ce ne sont ni les partitions ni les symphonies du compositeur que cherchera le lecteur. C'est l'écrivain et je dirai c'est l'homme. L'un et l'autre sont également sympathiques. J'ai reporté sur l'artiste — à qui la Comédie-Française doit plus d'une mélodie exquise — l'affection que j'avais pour son père, le dévoué collaborateur de la Société des Auteurs Dramatiques à qui l'association garde une cordiale reconnaissance. Je ne me doutais pas lorsque j'écoutais, rue de Richelieu, les plaintifs adieux de VAt)ii Fri/z quej'au-

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