‹ RomeChapitre 21 sur 24 · SOLVE.MRS DX'N ML'SIGIEX · texte numérisé non relu

SOLVE.MRS DX'N ML'SIGIEX

clief-dœuvre: personne, pas même les républicains, ne s'intéresse à Rienzi ! Dans l'un, on trouve léclio de grands sentiments; dans lautre, on ne voit que l'extérieur d"un fait passé, et très passé dont nul ne se soucie !

On venait de donner le Roi de Lahore à l'Opéra. La princesse rouvre une seconde fois sa lettre pour y glisser un compte rendu de journal parisien, dont elle souligne au crayon les critiques sur l'abus de la décoration du théâtre.

Eh bien ! et la Tétralogie, et Parsifal ? Il me semble que cela ne se joue t^as devant un simple paravent !

La princesse m'écrit alors pour me demander les causes d'un long silence et je les lui donne. Je reçois alors les bonnes el atïectueuses lettres que voici :

« Rome, octobre 1877.

«... Je vous estime fort de vous être mis si bravement au bon remède : le travail, que pour cette fois nous pouvons bien appeler lidéal !

« C'est là le beau de l'art; c'est qu'à ceux qui lui demandent un refuge, il donne le ciel ni plus ni moins ! Le travail n'est qu'un dérivatif : qui vous le dit le sait ; mais l'art, c'est une compensation ! Pourtant il faut encore une bonne dose d'énergie virilC;, pour mieux dire, humaine (de fclle que n'ont ni le cheval ni le mulet, auxquels il

l'aul mettre le mors et la bride, comme dit le Psalmiste), pour se hisser jusqu'à la branche où nous sourit, légèrement appendue, cette fleur idéale qui compense toutes choses, hormis celles que Dieu seul peut composer. Mais ceci n'est mentionné que pour mémoire.

« Donc, vous vous êtes occupé de votre partition et je vous en félicite doublement. C'est dun homme et d'un artiste. Hélas î les artistes sont si rarement des hommes, dans le seul sens du mot qui vaille la peine d'être compris! 11 serait si grand temps qu'il en soit autrement ! Si vous êtes de ce temps nouveau, je m'en réjouis jusqu'au fond du cœur, car l'art, c'est ma vraie passion, c'est ma vraie spécialité: et si vous saviez ce quejcsoutTre à le voir sans cesse changer de masque avec la saltimbanquerie.

« Voilà donc que votre partition s'imprime. J'en suis aux anges en me disant tout bas : A quelque chose malheur est bon ! Mais pourquoi dois-je attendre l'imprimerie pour la recevoir ? Pourquoi n'êcririez-vous pas à votre éditeur de m'envoyer les épreuves '? Est-ce que Chateaubriand ne corrigeait pas de fond en comble sa vingt-cinquième (je dis 2b®) édition d'Atala ? Que vous allez sourire ! « La Princesse ne va pourtant pas s'imaginer de lire note à note ma partition )>, penserez-vous "? Mais j'ai qui lira pour moi. Liszt est à Villa d'Esté (Tivoli), et cela l'intéressera infiniment. »

L'n peu de Liszt.

J'étais encore resté quelques mois sans écrire ; mais dans l'intervalle j'avais envoyé une partition nouvellement parue; je reçus bien vite ce mot :

« Rome, janvier 1878.

« Je ne veux point que vous ignoriez tout le plaisir que m'a causé votre partition. Rien qu'à sa vue, à sa couleur bleue, j'ai compris toutes les émotions bleu céleste et colères bleues qu'elle vous a values et coûtées.

« J'espérais y jeter im coup d'oeil d'un jour à l'autre. Mais voilà un gros événement, qui ne me touche en rien, qui met tellement les esprits à l'envers, que je ne puis obtenir une heure de mon accordeur pour rendre un peu de souffle à mon piano, éteint depuis le départ de Liszt. Si je pouvais vous dire quelles compositions récentes il a chantées et déclamées cet automne ! Le génie de Liszt monte toujours plus haut ! Pourvu que sa santé ne l'abandonne pas !

« Prenez donc patience avec moi, cher monsieur Maréchal. Sachez que votre partition a été accueillie dans mon cœur, à cœur ouvert, et quand j'aurai levé les scellés et entendu (je ne sais, hélas ! pas écouter la musique des gens), je vous en parlerai en attendant que je vous dise ce que Liszt en pense, à son retour cet été.

« Vous aurez mon sentiment et son opinion. D'ordinaire, ils se fondent si l)ien qu'il nous est arrivé d'exprimer sur une musique notre commune pensée, par hasard, avec le même mot qui l'avait caractérisée il y a vingt-cinq ans de cela !

(( Alors nous étions trois à laconnaitre: Wagner, Liszt et moi. Aujourd'hui les deux hémisphères s'en abreuvent. »

« Si, comme on le dit, Liszt revient à Paris et qu'il dine ou qu'il soupe chez W-"^ de ***, vous en serez, et cela vous iera plaisir. Autrement on n'y arrive pas. S'il va à Paris, il logera toujours chez Érard. Maintenant il est à Villa d Este (Tivoli) et met la dernière main à Via Crucis.

« Ce qu'il composa Tannée dernière ne peut se comparer qu'à une flamme odoriférante exhalée par la Création aux alentours du trône de son Créateur,

« 11 faut pourtant que vous connaissiez cela !

« Je ne dis pas que cela soit une école. Non. Je dis au contraire : 11 v a divers arts; il y a larchitecture, il y a la peinture, il y a la sculpture, il y a la musique, il y a Liszt.

« Liszt est un art à part. Avez-vous entendu le concert que Saint-Saëns a donné avec les œuvres de Liszt '? Connaissez-vous, fréquentez-vous Saint-Saéns ? C'est le seul en France qui sache quil y a un autre Liszt que le pianiste.

« Venez donc à Kome, venez mordre un peu au travail des partitions polyphoniques, doù la mélodie séchappe comme la riche véuctation d'un sol saturé d'or.

(( Nous recommençons donc toujours avec un nouceait plaisir notre causerie sur ce que le jour apporte. Bon Dieu comme ce serait allemand, ossia ennuyeux de se faire gravement réponse à tout. Les lettres sont des volants ; on les fait rebondir sans regarder aux plumes tombées dans lentre-temps.

« Vous me reprochez amèrement, et ici lamerlume est de saison, de n'avoir pas encore lu le poème d'où votre livret est tiré. Ehl)ien ! oui, je reconnais mon tort. Envoyezle-moi, et péché avoué, réparé, est pardonné. Tant de livres attendent les pauvres journées d'été ! Mais je ferai cela pour vous et nous aurons le cœur net. Peut-être trouverai-je à y découper un scénario plein de motivations psychologiques, et qui dise quelque chose à ceux que l'on n'a pas renvoyés à la porte du théâtre pour lire le poème avant d'entendre lopérn. Croyez bien que si je réussissais,

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cela me ferait un plaisir de la force de quatre ballons à grande vitesse.

« Seulement, à peine aurais-je fait mon affaire au point de vue de l'art, uniquement de l'art, du beau psychique, que viendra mon mauvais génie, ma bête noire, ce monstre de versificateur dont je ne puis me passer, qui mettra en lair toute ma plate-l)ande.

« En Allemagne, on trouve de ces doux poètes qui comprennent un scénario en prose et vous le mettent tout doucement en beaux vers bien rythmés. C'est ainsi que j'ai fait les oratorios écrits et non encore écrits de Liszt. Mais en France, on vous arrive tout de suite avec le gro> mot : le public ! Le public, on le traite comme le mob anglais, en le flattant par l'excitation et la surexcitation doses plus mauvais inslincls.

'< C'est qu'il est difficile de tirer un beau drame d'un beau poème : diablement difficile même. Voilà Wagner qui vient de s'y brûler les doigts; lui qui, dans léclat et la vigueur de son talent, avait tiré un si admirable drame {leLohengrin) des dernières pages du Parsifal. de Wolfram dEschenbach. 11 voulut aus.si faire un Parsifal, et cette œuvre sénile n'est qu'un long fiasco poétique. Ce qui manque, car c'est le moins aisé à trouver, ce sont les motivations psychologiques et poétiques qui font les caractères.

« Wagner, qui s'était élevé contre Meyerbeer et Scribe au nom des caractères, en leur reprochant de ne produire que des effets de scène par une kyrielje de situations qui ne s'enchainent pas entre elles, Wagner vient de tomber dans la même mare, à plat ventre. Son Parsifal nest qu'une suite de scènes sans rapport visible entre elles, que la musique illumine, mais qui n'en sera pas moins comme une suite de dioramas que l'on voit dans les capitales, où l'on admire l'une à côté de l'autre une vue d'Arkhangel

MADAML: la PRINGESSK DI: WITTGKNSTEIN :îTo

et une vue de Pékin, un intérieur do cathédrale gothique et une pagode indoue.

« Vous voyez que je ne vous accuse pas d'une naïveté « trop excessive », puisque je vois faire la même chose que vous à un vieux vétéran couvert de glorieuses cicatrices. Mais il ne faut pas que la robuste jeunesse imite les faiblesses de l'âge sénile.

Nous n'étions pas toujours très d'accord sur les motivations psychologiques (!) et sur les caractères; ou plutôt je faisais des réserves, beaucoup de réserves en bien des cas ; ne trouvant que de très légers anathèmes h lancer contre certaines œuvres qu'on .signalait à mes malédictions, ne voulant pas non plus me démunir de tous mes éloges à l'égard d'ouvrages très discutables. En somme, il y avait lutte courtoise, mais lutte réelle, entre les brumes pleines de lueurs de cette belle intelligence et mon irrésistible besoin de franches clartés.

Au commencement, mes timides protestations donnaient lieu à des ripostes dont j'ai extrait les curieux fragments qu'on a lus; mais plus tard, tout on continuant à trouver un grand charme à cotte correspondance, ma raison se révoltait ouvertement parfois, et je le disais tout net.

Oh ! alors, l'étagère sur laquelle on avait bien voulu me placer jusque-là s'écroulait tout d'un coup, et je ne redevenais plus qu'un simple musicien parmi les pauvres compositeurs français, ce dont jo me suis

toujours d'autant plus glorifié qu'ils sont applaudis partout et même en Allemagne !

Un jour la princesse m'envoya un petit opuscule d'une douzaine de pages. C'était une messe pour orgue, destinée à être jouée pendant l'office d'une basse messe. L'auteur était Liszt, bien entendu. La lettre qui accompagnait l'envoi ne m'invitait pas à lire cette musique; elle m'enjoignait de l'admirer d'abord.

Je mis un peu d'ordre dans la succession des faits, et, avant d'admirer, je lus.

Je lus avec recueillement, dans l'ombre et le silence, rempli d'un saint respect, comme s'il se fût agi de quelque manuscrit précieux, retrouvé dans des fouilles et signé de sainte Cécile ou de Mozart !

Après quoi n'ayant pas aperçu la pointe, la fameuse pointe, je me jouai ces pages une fois..., deux fois...; au milieu de la troisième, je fus pris subitement d'un irrésistible besoin d'air, de lumière et de mouvement, et je me levai brusquement en criant très fort : « Ah çà ! qui trompe-t-on ici ? »

Telle fut mon impression.

Doucement, doucement, je la donnai à la princesse en l'enveloppant de tous les euphémismes; mais c'était déjà trop de ne pas trouver cette musique sublime ! En la critiquant, même avec tous les tam-

pons que fournissent les adjectifs les plus édulcorés, ma lettre fit l'effet d'une pierre dans une vitre.

Je reçus dare-dare, comme disait familièrement la princesse, une re'ponse qui commentait ainsi :

« Rome, avril 1880.

« Oui..., oui..., je comprends. La messe de Lislz vous semble et doit vous sembler une feuille blanche, comme certains paysages font l'effet d'une toile bleue.

« Renvoyez-la moi, car j'en ai fort peu d'exemplaires, une misère, et j y tiens par affection. »

Il ne fallait pas laisser cette relique dans les mains d'un philistin !

Gependantjen'aijamais voulu la rendre ; et quand, plus tard, le souvenir de ma franchise me revenait comme un remords, je relisais cette messe ; je me hâte d'ajouter que chaque nouvelle lecture ne faisait que me fortifier dans mon hérésie !

La lettre continue avec esprit, en affectant de parler de la fièvre romaine, du printemps, de la politique, de tout enfin, excepté de musique.

En frappant l'ennemi, même avec une simple rose, je ripostais enfin à des attaques bien autrement violentes contre des maîtres français et contre certaines de leurs œuvres universellement acclamées... J'en avais assez de cette constante campagne de l'impuissance bruyante contre le génie triomphant, et.

l'occasion se présentant de faire une comparaison entre le vide prolixe et l'inspiration vraie, je n'avais pu re'sister à dire avec notre bon La Fontaine :

Le moindre grain de mil Ferait l)ien mieux notre affaire !

Un fait plus impoj'tant que toutes nos platoniques chicanes vint espacer nos lettres.

Comme on Ta vu, la princesse avait bien voulu me demander communication des projets d'opéras que j'avais à celte époque. J'avais longtemps résisté ; mais il vint un moment oîi je ne pus reculer, sous peine d'amener des froissements que je tenais beaucoup à éviter.

La différence des races était si saillante entre nous que, s'il était intéressant pour lun comme pour l'autre d'échanger des idées générales sur l'art musical, il était cependant impossible de tomber d'accord sur les véritables causes de son incessante évolution.

Ce qui était prévu arriva.

La princesse trouva mes projets détestables et me proposa un livret tiré (naturellement) d'une légende Scandinave, comme c'est la mode depuis plusieurs années. C'était, bien entendu, un poème d'opéra ressemblant comme un frère à ceux de Wagner. Or, de

ceux-ci, j'admire sans re'servc le Lohengrin, qui est un chef-d'œuvre, et avec réserves le Vaisseau-Fantôme, qui est d'un charme très particulier. Mais tous les autres! Ils soiil souvent le prétexte d'une admirahle musique, c'est vrai: mais c'est là leur seule excuse ! Le scénario de la princesse surenchérissait encore sur les poèmes wagnériens les plus redoutables ! C'était d'ailleurs la caractéristique de ses préférences littéraires. Quant à celles qui concernent la musique, elle en était arrivée à ne plus voir qu'une étoile qui, pour elle, avait pris les dimensions du soleil.

Dans une lettre, datée d'avril, je trouve :

« Le monde n'est pas dans une heure de sublimité et Lislz fait du sublime. (Je le dis en passant, renvoyez-moi sa messe ; c'est presque une l'areté tant il v a peu d'exemplaires). Maintenant me voilà acoquinée au sublime. C'est une mauvaise habitude comme une autre ; mais je vois quelle se gagne et que d'autres ne s'en trouveront pas aussi mal que Liszt. «

Ou'aurais-je été faire dans cette galère?

Les plus admirés des maîtres, même allemands, ne trouvaient pas grâce devant cet esprit exclusif et absolu ! Du carillon de ses théories pouvait se dégager un enseignement fécond ; mais entrer en collaboration réelle, eut été aboutir au nc-ant.

On devine avec quels nu'uagements je déclinai l'honneur qui m'iMait fait : car, au fond, j'avais pour

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3|me dg AA'ittgenstein un très grand attachement, doublé du très grand respect que j'ai conservé à sa mémoire.

Le choc fat vif, il ne faut pas se le dissimuler; mais comment eût-on pu l'éviter? Il arrive toujours un moment où toutes les formules de la diplomatie sont épuisées, et laissent voir la vérité dans ce beau costume qu'on connaît et qui a triomphé de toutes les modes ! Cette même lettre, la dernière de douze pages, répond à la mienne. Je me sens démonétisé ! 11 y a des phrases comme celle-ci :

«... Maintenant dites-moi, mais je vous le demande sul serio, vrai, en bonne amitié, comment vous étes-vous pris d'amitié pour moi 1 Dç quoi nous étes-vous épris en moi ? »

Suit une charge à fond de train sur Topera franrais, sur Paris, sur ses mœurs, etc. La lettre revient brusquement au vrai sujet :

«... Mon sujet norvégien n'est pas un roman, c'est une tragédie : mais pas pour Paris. Elle se joue entre des hommes et des femmes dune autre race, et ne peut être comprise que par une autre race. »

C'est clair, et Ton voit bien nettement tout ce qu'elle devait penser! Cependant pas de fiel. Son amour passionné pour l'art spécial qu'elle entrevoyait lui faisait maudire tout ce qui n'était pas cet art; mais de suite elle revient d'elle-même à sa

bonté naturelle, comme un peu honteuse de sa boutade :

«... Et puis, malgré tout, ne m'en veuillez pas de ma rude franchise. Conservez-moi un peu d'amitié, car j'aime la vôtre. »

Elle me parle de plusieurs choses avec une grâce et une délicatesse dignes de ce grand esprit, et, comme pour faire oublier les rudesses des premières pages, elle termine avec une écriture calmée :

« A bientôt, n'est-ce pas, et croyez-moi toujours votre bien, bien sincèrement affectionnée. »

Mais, dans ma lettre, j'avais dit, en parlant des compositeurs dramatiques, que, dans ma jeunesse, Verdi m'avait enthousiasmé. La princesse, qui avait oublié de répondre à cela, rouvre bien vite et ajoute :

« Vous me dites que je ris sans doute en lisant que vous fûtes électrisé par Verdi î mais du tout, du tout, je comprends cela ; c'est grossier, mais c'est passionné. Vous n'étiez pas encore musicien et vous étiez encore enfant ; vous sentiez la passion, le grossier de son tissu vous échappait. »

« C'est quand on a aimé dans les féeriques palais des sylphes et des ondines que l'usine devient insupportable. »

Et puis, toujours :

« A propos, vous ai-je fait envoyer un Chopin nouvellement réédité de Liszt? »

« N. B. — C'est un volume en prose pas du tout pro-

saïquo, sur Chopin, non fie Chopin). Encore une fois, merci de votre lettre. »

A ces très longues pages succédèrent des lettres de deux feuilles, puis de trente lignes. Souvent je voyais débarquer chez moi quelque pianiste chevelu avec une lettre de la princesse. On causait de Liszt pendant dix minutes, et après quelques points d'admiration on se séparait passivement satisfaits l'un de l'autre. Enfin une simple carte avec quelques mots, en certaines circonstances, annonça la fin non des relations, mais d'une correspondance qui n'avait plus d'objet. Nous nous étions tout dit. Le hasard m'avait fait le défenseur très humble, mais très ardent cependant, de notre belle École française, qui d'ailleurs se défend bien d'elle-même; et dans cette polémique de plusieurs années, elle avait gardé ses positions en dépit de l'École allemande et de la rhétorique de son fervent avocat!

Lorsque Liszt vint à Paris en 1889, la carte devenue habituelle se changea en lettre pour la circonstance. La princesse me priait d'aller me prosterner aux pieds du dieu! A la posture près, je me rendis avec plaisir à cette invitation et j'allai saluer le maître. Il était au milieu d'une vingtaine de disciples fervents, et de sa longue main desséchée disli-ibuait des poignées de main tout en mâchonnant un

JL

Ecole de rimmaculée-CiiDcepiion

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