‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 100 sur 246 · Dion, LVI, 34 in · texte numérisé non relu

Dion, LVI, 34 in

Dion raconte * que, dans le triomphe d'Octave sur l'Egypte, on porta une Cléopâtre sur un lit, dans une attitude qui imitait celle de sa mort, en sorte qu'elle aussi, on la voyait, avec les autres captifs, avec ses enfants, figurer dans cette pompe. Le même histo* rien, au chapitre suivant, ajoute qu'on voyait Cléopâtre représentée en or dans le temple de Vénus.

Nous sommes à Rome chez un peuple qui a, pendant des siècles, adoré les mimes et qui, avant de connaître ce genre de représentation théâtrale, attendait d'instinct, même dans les fêtes les plus solennelles, même dans les plus sérieuses, une partie mimique qui le reposât du reste delà pompe, et où la charge avait surtout du succès. La province avait sa Petreia, une vieille femme ivre; à Rome même, la plèbe applaudissait au glouton Manducus , qui , ouvrant une grande bouche et d'énormes mâchoires, faisait sonner ses dents. Dans les triomphes, on introduisait quelque personnage grotesque à grands gestes, toujours chauvin, pour narguer les captifs ennemis ; dans les funérailles même paraissait la Citeria, vieille bavarde qui dialoguait avec les assistants :

autant de types analogues à ceux des cortèges flamands.

C'est cependant plutôt par d'autres usages que les funérailles romaines se distinguent de celles des autres pays et notamment de celles des Grecs :

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