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DES TESTAMENTS AU POINT DE VUE DE LA LOI

Rappelons d'abord brièvement quels étaient à Rome les usages et les règles légales pour ce qui concerne les testaments, en nous bornant à ce qui est strictement nécessaire.

De tout temps, il y eut dans chaque Romain un formaliste exact et même pointilleux. L'intérêt venant aviver cette prédisposition du caractère national, on comprend combien fut goûtée, dès Torigine, une forme de transmission de la fortune, consacrée le plus souvent (quoique cela ne fût pas de rigueur) par un acte écrit; entourée de prescriptions nombreuses et précises, et où s'exerçait, sans limite aucune, du moins à l'origine, l'autorité que la loi romaine reconnaissait au chef de famille.

Les successions par intestat qui, dans nos usages, seraient plutôt la règle, étaient à Rome l'exception. Un Romain regardait comme le plus grand malheur de mourir sans avoir testé. C'était même un malheur que de mourir en ne laissant qu'un testament ancien; avec les changements qu'apporte la vie, on avait, en ce cas, les meilleures chances de se montrer indifférent à l'égard de ceux que, pour ^^ le présent, on aimait, et de favoriser au contraire ceux qu'en fait on n'aimait plus '.

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