‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 117 sur 246 · Juvénal, V · texte numérisé non relu

Juvénal, V

pour ôtre courtisés *; il dépeint leur entourage : w. ces pécheurs uniquement occupés à jeter Thameçon, pour happer tout ou partie d'un héritage; ces oiseaux qui guettent l'agonisant, et volent autour du cadavre * ». Mais les ennemis de ce môme Sénèque prétendaient qu'il connaissait ce métier par expérience personnelle, et que, tout en épuisant par l'usure Tltalie et les provinces ', il avait su prendre à Rome, dans un vaste filet, testaments et vieilles gens {orbos).

Ce que rêve l'imagination d'un ambitieux ou d'une femme, ce qu'un Chaldéen habile saura lui prédire avant tout, « c'est un beau testament vous faisant héritier d'un riche vieillard » : divitis orbi Testamentum ingens *.

Auguste avait essayé par diverses lois de combattre le célibat et d'encourager les mariages féconds. Pour attaquer l'égoïsme qui empêchait de prendre femme et d'avoir des enfants, il avait essayé de l'atteindre justement près du but visé : il avait restreint les legs et parts d'héritages de tous ceux qui n'avaient pas au moins trois enfants. Ces prescriptions sont tournées presque toujours, dans les sociétés frivoles et sceptiques, comme celles de l'empire. Le pouvoir se prêtait lui-môme à ce détour : en accordant à leurs favoris le jus trium

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