‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 126 sur 246 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

I. Les Romains ont-ils aimé la campagne? Ils en raillaient les habitants dans leur théâtre, et cependant, dans la vie et dans leur histoire, ils n'avaient que mépris pour la plèbe urbaine. Ce mépris paraît surtout dans les Saiptores rei rusticœ. Ouvrages de ce genre qui nous ont été conservés. D'après ces ouvrages, quelles idées avaient les Romains sur la campagne et sur la culture en général?

II. Distinguer les fermes (villœ rusticœ) et les maisons d'agrément. On juge une ferme d'après son rapport et par les bénéfices nets qu'on y peut faire, — Préceptes sur l'emplacement à choisir, sur la disposition de la ferme, sur la surveillance à exercer. — Préjugés bizarres. — Railleries des agronomes et des satiriques au sujet de fermes pour rire, établies par quelques-uns de leurs contemporains. — Plaintes de tous les agronomes sur l'invasion du luxe.

III. Maisons d'agrément. — Les Romains les voulaient à proximité de la capitale, dans un beau site, plutôt sur le littoral, avec la vue de la mer. Avec quel luxe ils les ornaient. Villas célèbres par le nom de leurs anciens possesseurs. — Leurs ruines même ont bien souvent péri; descriptions des écrivains anciens. — Villas princières : celle d'Antonin à Lorium, très simple. La belle villa d'Hadrien, très décorée, à Tibur. Autres villas bien plus vastes, bien plus ornées que les nôtres. Description par Stace des villas de Vopiscus à Tibur; de Pollius à Sorrente. Les deux villas de Pline à Laurente, et à Tifernum, en Etrurie.

IV. Le sentiment de la nature et le paysage chez les Romains. — r Les Romains aimaient passionnément l'Italie; ils n'ignoraient ni sa beauté, ni les biens dont la nature l'avait comblée; mais ils se bornaient à en jouir. Quelques poètes

par exception (Virgile et Lucrèce) ont eu un sentiment plus Tif et plus élevé des beautés de la nature. Mais en général les Romains n'appréciaient à la campagne que la solitude relative, le bien-être et le plaisir qu'y trouvaient leurs sens, et le profond repos dans lequel ils pouvaient se plonger. — 2* Dans la peinture des Romains, le paysage n'occupe qu'une place secondaire. Le sentiment vrai y est rare. Dans la description, aux peintres comme aux auteurs, on demande peu. Les détails précis sont évités. Quelques descriptions de paysages dans le Satyricon, — Paysages de Pompéi : on y devine beaucoup de fantaisie. Nous reconnaissons, dans quelques fresques de Pompéi, une partie des sujets que Pline indique comme ceux qu'alTectionnait S. Tadius.

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