‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 128 sur 246 · Sal · texte numérisé non relu

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cieux deTavenir, entassaient, dans les quatre tribus urbaines, les recrues médiocres par lesquelles les affranchissements fortifiaient et gâtaient les dernières classes des hommes libres ; de là sortira à la fin la plèbe de l'empire. Le vrai peuple Ta méprisée dès le début : c'est aux champs qu'il vit; c'est à ceux qui habitent, comme lui, la campagne, qu'il demande des soldats, en qui il ait confiance, et aussi, à l'occasion, des chefs dignes de Rome : probes, désintéressés, froidement braves, tout pénétrés des saines traditions. Tel est bien l'ancien esprit romain, qui ne reparaît dans leur littérature qu'en partie, et par occasion, mais qu'on retrouve tout entier dans les ouvrages d'agriculture {scriptores rei rusticse). Ici le mépris de la ville est le commencement de la sagesse ; c'est une profession de foi que tous les écrivains de ce genre mettent en tête de leurs livres comme une préface nécessaire.

Les Grecs avaient beaucoup écrit sur ce sujet. Varron * parle de cinquante ouvrages grecs sur l'agriculture. A Carthage, des spécialistes, et notamment Magon, avaient noté ce que l'expérience, autour d'eux et avant eux, avait découvert ; et les Romains, appliquant ici leur méthode d'introduire dans leur pays, ce qu'ils voyaient d'utile chez les autres, même chez leurs ennemis, s'étaient efforcés de fondre, avec les traditions nationales, ce double

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