‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 131 sur 246 · Palladius, I, titre 2 i inoffensum lumen oculoi'um · texte numérisé non relu

Palladius, I, titre 2 i inoffensum lumen oculoi'um

176 ROME ET l'empire.

terres changent-elles souvent de maîtres? ceux-ci paraissent-ils faire leurs affaires? Evitez les marais, le voisinage d'un fleuve ou de Ja mer ; de là viennent les insectes, les serpents et toutes sortes de vapeurs malsaines.

La place choisie, il faudra que la disposition générale soit bonne : les bâtiments doivent être proportionnés à l'étendue des terres, bien exposés suivant leur but. Columelle donne, sur cette distribution, les préceptes les plus détaillés : au centre doit être l'habitation du maître; de part et d'autre, les logements des enclaves, les écuries, étables, basses-cours; enfin les magasins, granges, greniers et celliers. L'ordre que le Romain voulait dans son camp, il l'établissait aussi dans sa ferme. Reste la direction des travaux. On choisira un bon villicus *, actif, sobre, ferme. On ménagera son autorité sans manquer cependant d'exiger de lui des comptes exacts et détaillés. La surveillance n'est nulle part plus nécessaire que dans une ferme ; tous doivent se sentir ici sous l'œil du maître. « Sa présence est la condition de tout progrès *. »

On est surpris qu'à tous ces conseils de bon sens se mêle mainte idée superstitieuse : passe pour « le chou » de Caton qui guérit toutes les maladies; mais le bon Varron ne s'avise-t-il pas croire qu'en vieillissant, la semence peut changer de nature, et par

1. Régisseur ou intendant, mais se rappeler que le plus souvent il était esclave.

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