‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 133 sur 246 · III · texte numérisé non relu

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y compris les esclaves de la ville, qui étaient de passage, et qu'on avait soin d'occuper. Ces vraies fermes valaient plus que les maisons de plaisance, tandis que, grâce aux Métellus et aux Lucullus, cet ordre, nous dit-on, va se trouver renversé, et cela, ajoutait Varron *, pour le plus grand mal de rÉtat. On commence dès son temps à négliger les greniers et les caves, pour soigner Texposition des salles à manger. C'est l'invasion du luxe que suivra }a ruine du propriétaire.

Caton avait engagé, le premier, la guerre contre les nouvelles mœurs; elle n'est guère moins vive dans Varron, et se prolonge, avec force déclamations, dans l'ouvrage de Columelle. Il est vrai que le mal n'avait fait qu'augmenter avec les années ; malgré les plaintes des moralistes, malgré les vains essais de résistance des politiques, les campagnes se dépeuplaient chaque jour davantage; la petite propriété avait disparu; on aboutit à la fin aux latifundia ', cette peste qui a rongé l'empire, et dont les ravages étaient encore augmentés par la décadence des mœurs.

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