I, 9, 6 : o rectam sinceramque viium
iB2 ROME ET L'EMPIRE.
qui est citée. L'honnête Pline * lui-même bâtit deux villas à Côme, Tune touchant le lac, Tautre le dominant du haut des rochers : toutes deux sont construites « à la mode de Baies » '.
Par une autre contradiction que nous connaissons aussi, on prétendait se réfugier à la campagne pour y vivre plus simplement; mais bientôt le luxe n'avait pas moins envahi les villas que les maisons de la ville. Dès la fin de la république, on faisait pour les villas des dépenses folles; marbres, statues, mosaïques, rien n'était assez beau pour les décorer^. Quand un avare se mettait, comme il arrive, en dépense, à la condition de pouvoir en faire ostentation, il achetait de vastes jardins, les ornait d'immenses portiques et couvrait la rivé de statues *. L'exemple donné par les gens de la ville était suivi par les provinciaux. En racontant un débordement du Tibre, Pline ' décrit les riches mobiliers et les pignons décorés, emportés pêle-mêle avec les troupeaux et les instruments de culture : véritable image de cette société où tout était mêlé; où il n'y avait d'accord que pour s'abandonner aux jouissances de l'heure présente.
On tirait aussi vanité d'avoir une villa habitée