‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 149 sur 246 · Conf., m, 3, et V · texte numérisé non relu

Conf., m, 3, et V

L'ÉCOLE, -r LES LIVRES. 203

pampres de vigne, est la célèbre scène de Tenfant fouetté *.

Le manque de renseignements archéologiques que nous venons de constater, nous étonnera moins, dès que nous nous rappellerons qu'on n'a jusqu'ici rien trouvé des bibliothèques privées et publiques de Rome, qui cependant étaient considérables *. C'est doiic à notre imagination ici encore qu'il faudra recourir. Mais pour qu'elle ne s'égare pas, il faut avoir toujours devant l'esprit les différences, dues ou non à des causes matérielles, qui séparaient les écoles anciennes de celles de notre temps. Réunissons là-dessus les principaux textes.

1° Petites écoles.

Il y avait daiïs l'éducation des Romains deux périodes, par lesquelles passaient successivement les élèves. De la première pendant laquelle ils se trouvaient sous la férule du grammairien, il n'y a pas beaucoup à dire. Les rudiments sont partout les mêmes. L'enseignement était modeste et fort

1. Elle est reproduite partout : voir par exemple Duruy, Histoire romaine^ V, 245; Saglio, au mot Educatio, fig. 2614; Rich, au mot Ludus, etc.

2. J'ai dit « de Rome », en prenant les choses en gros; car nous n'en sommes plus réduits aux textes des auteurs et à la bibliothèque découverte à Herculanum (en 1153); les fouilles entreprises depuis 1876, à Pergame, à Pompéi et à Rome, ont entièrement renouvelé pour nous la question. Voir M. Lanciani, Ancient Home, p. 178 et suiv. Pour les découvertes faites par lui à Rome, en 1883, p. 191 au bas et suiv.

humbles ceux qui le donnaient. Il n'y a rien de si connu, de sorte que je puis me bornera citer deux inscriptions qui célèbrent, Tune, les qualités d'un maître; l'autre, les mérites d'un jeune enfant qui donnait beaucoup d'espérance. On nous dit du maître Philocalus S qu' « ayant des mœurs, il a aussi écrit des testaments avec grande honnêteté, sans refuser ce service à personne » *. Du jeune enfant mort à dix ans et quelques mois^, on assure qu'il connaissait « les dogmes de Pythagpre, la doctrine et les livres des sages » * ; entendez qu'il savait par cœur les « vers dorés ». Il avait lu Homère et, la table en main, il avait étudié son Euclide. Voilà bien indiqués les principes de la lecture, du calcul et des exercices de mémoire.

Dans la lecture commentée des auteurs, les élèves faisaient, dès l'enfance, provision de ces citations des poètes et des écrivains anciens qu'ils placeront partout, et dont on verra jusque dans r Histoire-Auguste tout un étalage pédantesque*.

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