‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 156 sur 246 · Gapitolin, Gord., xviii · texte numérisé non relu

Gapitolin, Gord., xviii

à côté des quatre cent mille volumes qui furent brûlés à Alexandrie*. Les livres manquaient si peu que l'on signale, dès cette époque, parmi les prétendus , savants, la lourde pléthore qui écrase certains esprits, et aussi la bibliomanie affectée et vide dont se pare la vanité de quelques riches '.

La disposition particulière des rouleaux {libri) exigeait une autre forme dans les bâtiments, les meubles, et pouvait être une gêne comparée à nos usages. Ceci est moins sûr, et cette gêne n'existe peut-être que dans notre imagination. Les rouleaux étaient placés dans des armoires [armaria). Sur la porte de Tarmoire ou au-dessus, dans des cadres ou médaillons, d'après un usage qui remonte à Varron et à Pollion ', était, avec une légende, le portrait de l'auteur dont les ouvrages se trouvaient au-dessous, dans l'armoire *. Dans la bibliothèque on plaçait des statues *, portant sur le socle des catalogues résumés ou des inscriptions

i. Sénèque, TranquilL, 9, 4; Josèphe dit : 500 000; Aulu- Gelle : 700 000 ; différence qui peut s'expliquer par la division du même ouvrage en un nombre différent de rouleaux ou fascicules.

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