Sénèque, De tranq. animi, ix, 4 et suiv
3. Nous avons signalé une disposition de ce genre dans la bibliothèque du Palatin, chap. m, p. 59.
4. M. Lanciani a reconnu ainsi, en 1883, une bibliothèque dans une salle d'une maison située entre l'Ësquilin et la Subura, en voyant dans un cadre en belles lettres rouges : APOLLONIVS THYAN... {Ane. Rome, p. 194).
5. Dans le premier livre des Lettres à Atticus, Cicéron charge son ami de lui acheter, pour ses bibliothèques, de belles statues grecques : non pas des Bacchantes, comme avait fait d'abord Atticus, mais des Muses, des Apollons.
l'école. — LES LIVRES. 215
biographiques, ou des portraits qu'on voulait ressemblants, et qu'on faisait copier à Rome ou dans la patrie de l'auteur * ; des mosaïques {lapilli) ; des terres cuites, des pastels [cerœ discolores), représentant des poètes et des orateurs. Dans les grandes bibliothèques, la division des Grecs et des Latins était tout indiquée. On subdivisait ensuite les ouvrages d'après la matière traitée : droit, médecine, géographie, philosophie, théologie, etc.
Les livres de luxe étaient mieux écrits, sur une matière plus fine, polie avec soin. Dans la bibliothèque Ulpienne il y avait des livres écrits sur des feuillets d'ivoire {libri elephantinï) ; le plus souvent, les ornements (à part Yombilic ') étaient extérieurs. C'étaient des croissants, des poignées en ivoire, une riche gaine brodée, avec un signet ou une étiquette élégante. C'a été une mode de réunir un long ouvrage {V Enéide, les Métamorphoses, un poème d'Homère) sous un très petit format.
Les chrétiens empruntèrent de très bonne heure aux païens leur amour des livres^. Dans les églises ou basiliques, la place d'honneur, nous dit-on *, contenait trois compartiments : celui du milieu destiné à l'évêque ou à l'officiant; à sa droite, on plaçait les objets du culte; à sa gauche, les livres saints. Les collections chrétiennes comprenaient,
\. Pline, Ep. VI, 28, 1.
2. On appelait ainsi la baguette centrale, autour de laquelle étaient roulées les feuilles de papyrus.