‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 158 sur 246 · cf., p · texte numérisé non relu

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avec les deux Testaments et les commentaires qu'on en avait faits, la correspondance avec les autres églises [epistolœ salutatoriœ) ; les gesta martyrum et les matriculx pauperum. Les persécuteurs ne manquaient pas de fouiller et de vider les armoires des chrétiens. Ceux-ci, pour se défendre, cachaient leurs livres précieux, ou substituaient à ces livres des œuvres hérétiques, dont la destruction ne pouvait être que salutaire. Comme grande bibliothèque chrétienne, on cite celle que le pape Damase avait établie dans la basilique de Saint- Laurent in prasina (c'est-à-dire sur remplacement des baraques de la factio prasina, les verts du cirque). La disposition était tout à fait analogue à celle des bibliothèques publiques de Rome.

Celles-ci ont péri de très bonne heure, dès Tâge classique, non par le pillage, mais par des incendies : la bibliothèque d'Octavie en 80, sous le règne de Titus ; celle que Tibère avait établie dans son palais {bibliotkeca Tiber'iana), en 191, sous le règne de Commode; celle du Palatin, dans le grand incendie de 363, rapporté par Ammien MarcelUn *.

J'ai réuni dans ce qui précède tout ce que nous savons des anciennes collections de livres. Nous avons, épars dans les nôtres, les restes de très belles éditions d'auteurs latins, sous forme d'oeuvres complètes (par exemple de Cicéron) ; les plus anciennes datent pour la plupart du règne de Charlemagne.

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