‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 164 sur 246 · PREUVES INDIRECTES · texte numérisé non relu

PREUVES INDIRECTES

Nous ne sommes guère portés à reconnaître à d'autres générations de tels avantages. Il semble cependant qu'on ne puisse refuser celui-ci aux Romains de TEmpire; aux preuves tirées des monuments et des témoignages historiques vont se joindre des preuves indirectes qui ne me parais^ sent pas moins fortes.

On n'ignore pas quelle influence a exercée sur la poésie l'art figuré de l'Empire. Très souvent, dans leurs descriptions, les poètes du i''' siècle, Ovide surtout a dans l'esprit et veut rappeler à ses lecteurs tel objet d'art célèbre de son temps. Or le sujet de ces groupes, de ces peintures est presque toujours emprunté à la mythologie de la Grèce. Parmi les peintures de Pompéi, il ny a en tout qu'un sujet tiré de l'histoire romaine *. V Enéide, dont les vers sont connus et cités partout, n'a inspiré qu'un seul peintre'. La louve allaitant les jumeaux, voilà parmi les thèmes représentés le seul qui tienne aux légendes locales. Tout le reste vient de la Grèce, et célèbre les aventures d'Europe, dTo, d'Andromède, d'Ariane, de Paris, d'Endymion, de Thésée vainqueur du Minotaure, etc. '.

1. Un tableau représentant Sophonisbe, Masinissa et Sci pion.

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