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l'art dans la vie des romains. 233
ancien et achevé avec beaucoup d'art ». C'étaient des restes de Tancienne richesse familiale qu'on retenait jalousement.
La même coutume devait exister dans toute la grande Grèce; le trésor de Bosco Reale, dont nous parlions plus haut, contient justement les objets décrits par Cicéron, moins le vase à encens, et Ton peut croire que tels étaient, dans toute Tltalie, au I" siècle, les ornements des laraires. On répartissait dans les autres parties de la maison les urnes de prix; les buffets [abaci) avec la vaisselle de table ; les nécessaires de toilette (cistœ) avec les riches miroirs; enfin les bijoux personnels, pierres précieuses, gemmes, bagues et colliers de tout genre. A Rome, sur la table la plus modeste {in mensa tenui) brillait, suivant le mot d'Horace*, la salière héritée des ancêtres (paternum salinum) ; elle était d'argent quand elle n'était pas d'or, et c'était le plus souvent un véritable objet d'art. Les indications que nous trouvons dans Stace, dans Martial, dans Juvénal, ne sont pas moins probantes*. Dans le plus pauvre logis, quelques coupés, une statuette, une table de marbre dont un centaure formait le pied, quelque objet d'argile, ayant, fût-ce d'un peu loin, un intérêt artistique, tenait la place des ornements que les riches possédaient en métaux et en marbres précieux.
Le commerce de tous ces menus objets était