Juvénal, III
prospère «t comportait des profits assurés. Un avare, résumant les faveurs de la fortune qu'il attend, souhaite, après l'argent placé à intérêt, après la riche argenterie, la possession de deux esclaves habiles et laborieux, dont Tun cisellera des vases, l'autre peindra vite et bien *. S'il ne les emploie pas pour sa maison, leur travail sera pour sa bourse d'un bon profit. Parmi les cadeaux qu'on se fait aux Saturnales, ou à la fin des repas ', à côté des objets de toute sorte, livres, fruits, friandises, bijoux, etc., sont énumérés et décrits de nombreux objets d'art qui témoignent du goût de l'époque.
Rappelons encore le riche mobilier que Stace admirait dans les villas et dans les maisons de ses puissants protecteurs. Nul doute que son enthousiasme n'ait été trop grand, son admiration parfois quelque peu naïve, et que, des éloges qu'il prodigue, il y ait beaucoup à rabattre. Il reste néanmoins le fait que ces maisons ou villas étaient toutes peuplées de statues dont le propriétaire faisait ostentation : or, on n'entreprend de telles col-