‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 168 sur 246 · Juv., IX · texte numérisé non relu

Juv., IX

Curvus cœlator et aller Qui militas faciès pingit cito.

(Un ciseleur, courbé sur son travail, et un autre, qui sache peindre beaucoup de portraits et vite.)

2. Voir Martial, aux livres XIII et XIV, et l'addition qu'on trouvera dans le texte allemand de la 5^ édition des Sittengeschichte de M. Friedlânder, p. 198, à l'endroit qui correspond, dans la traduction, à la p. 220 du tome III.

l'art dans la vie des romains. 235

leclions qu'à des époques et dans des pays où est né le goût, où s'est développé le sens, tout au moins la mode des choses de Tart. Stace dit avoir vu, chez son ami Vindex, nombre de statues et statuettes, en airain, en vieil ivoire, en cire*. Les auteurs n'étaient rien moins que Myron, Praxitèle, Polyclète, Apelle. Quand il ne s'agirait que de copies, ce choix à lui seul n'est-il pas significatif? Ces nobles collectionneurs n'étaient pas tous des ignorants. Pourquoi nous refuser à croire que tel d'entré eux ait eu pour les œuvres d'art une passion éclairée, et par exemple qu'il y ait eu quelque chose de fondé dans la prétention qu'avait Nonius Vindex d'être, en fait d'anciennes œuvres grecques d'airain, cire ou ivoire, un véritable connaisseur*?

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