Silves, IV
Quis namque oculis certaverit usquam Vindicis arlificum veteres agnoscere ductus Et 71071 inscriptis auctorem reddere signis'i
(Car qui pourrait nulle part rivaliser avec l'œil de Vindex pour reconnaître la manière des anciens artistes et retrouver l'auteur des statues non signées?)
l'art décoratif dans les maisons
des anciens
Je ne me suis occupé jusqu'ici que de l'art proprement dit. Cependant rappelons au moins d'un mot que Pompéi nous a révélé l'existence, sous l'empire, d'un art décoratif, élégant, gracieux, plein de fantaisie, auquel des caricatures spirituelles viennent ajouter le joyeux complément sans lequel il ne semble pas que l'art proprement dit arrive à sa pleine floraison. Petits amours peuplant un monde idéalisé ; et par opposition , quoique mêlés à eux, le monde des Faunes, des Satyres, des gnomes, grues et pygmées, animaux de tout genre, c'était toute une foule de personnages divers à la disposition de l'artiste. Nous devinons le sens de plusieurs groupes où nous les rencontrons, et où est raillée telle légende nationale (Énée portant son père), tel mythe célèbre (jugement de Paris, Jupiter et Mercure chez Alcmène, etc.). D'autres sont énigmatiques ou obscurs ; bien des railleries, surtout parmi les caricatures politiques dont le sens devait être moins saisissable, nous échappent certainement^ Le cadre (maisons, paysages, ou simples ornements) nous paraît gracieux et reste, pour nous du moins, jusqu'à un certain point, original.