Ibid., 3 : ictus et e vila repentinus excessus
3. La môme rencontre s'est produite pour Cicéron dans la phrase des Tmculanes, I, 104 et suiv,, où l'auteur prévoit les outrages auxquels son cadavre pouvait être exposé.
4. Tacite, Ann,, XV, 64 fin : ita codicillis prœscripserat, cum etiam tum prsedives et prœpotens supremis suis consulei'et (c'est ce qu'il avait prescrit par codicille, alors que, très riche, tout-puissant, il réglait ce qu'il voulait à ses funérailles).
Rome ». Ces comparaisons ont l'avantage de renouveler l'idée que nous nous faisons du inonde ancien. Mais comme elles sont dangereuses pour ceux-là mêmes en faveur de qui on les imagine!
Qu'a-t-on le droit d'attendre avant tout d'un « directeur de conscience »? N'est-ce pas du tact, de la délicatesse, des scrupules de pudeur, dans la pensée comme dans l'expression? Or voici des lapsus comme Sénèque en commet. Dans la consolation qu'il a écrite pour la fille de Thraséas, après la mort de son enfant, il vient à parler de Denys le tyran; quoique cela ne soit nullement nécessaire à son argumentation, ne s'avise-b-il pas d'insister sur ses raffinements- de débauche *, en des termes que, même entre hommes, il ne serait pas commode de traduire? Gomment ne pas opposer à ce singulier moraliste l'objection qu'ailleurs, justement dans cet ouvrage, il se fait à luimême : « Tu as oublié, Sénèque, que tu t'adresses à une femme pour la consoler'! » Quelles que soient les libertés du latin et des Romains, c'est ici pure grossièreté. Je disais plus haut que les moralistes ont, en telle matière, une sorte de privilège, et qu'il leur arrive de dépasser en audace les cyniques. Mais Épictète et Marc-Aurèle n'écrivaient point pour des femmes, et ils ne risquent pas gratuitement de si vilaines choses.
Dira-t-on qu'il n'y a eu dans cette phrase qu'un
1. XVII, 4 fin. Voir la phrase : « Arcesset ad libidinem... »•