‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 192 sur 246 · Tacite, HisL, I, 35 fin ; commilito, inquit, quis jussit · texte numérisé non relu

Tacite, HisL, I, 35 fin ; commilito, inquit, quis jussit

4. Dion. LVIII, 18 : ôxt açôcç (xoùç ôopuçdpou;) àvaireiOeiv lîdxci Tô) xotvû jxàXXov ^ âayTô eyvoeiv (parce qu'il semblait persuader aux prétoriens d'être plus dévoués à TËtat qu'à lui-même [Tibère]).

dévouement des officiers pour le prince. Caligula s'appropria purement et simplement, de sa propre autorité, tous les legs faits par des centurions à d'autres qu'à l'empereur *. Il prétendait rétablir ainsi, après coup, ce qu'ils auraient dû faire d'abord, et ce qu'ils auraient fait d'eux-mêmes, en bons soldats qu'ils étaient.

On s'expliquera donc que la place faite, dans les histoires, aux récits militaires n'ait pas diminué sous l'empire. Je ne parle pas de l'exposé détaillé des diverses expéditions, qui exigeait une compétence particulière. Admettons que ce soit là, comme on l'a prétendu *, une partie faible des Annales et des Histoires de Tacite. Mais chez lui, tout le monde en convient, les récits militaires ont une couleur, prennent une vie qu'ils n'avaient dans aucun des historiens précédents. On peut mettre, en regard des plus belles narrations de Tite Live, le tableau de la révolte de Pannonie et de Germanie. Les soldats qui viennent là tout à coup au premier plan, ne ressemblent plus à ceux de la république; ils sont très vivants dans le portrait qui nous est présenté; nous devinons leur allure, leur langage, leur accent. Nous voyons, nous reconnaissons des types militaires : le centurion Cedo altérant ®; le loustic à contretemps, qui, lorsque

1. Dion, LIX, 15. Cf. Suétone, Cal. y 38 : lestamenta ut ingrata rescidit (il cassa leurs testament?, comme entachés d'ingratitude).

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