‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 193 sur 246 · Proprement : donne-m'en une autre (se. vitem); le · texte numérisé non relu

Proprement : donne-m'en une autre (se. vitem); le

Germanicus veut se percer de son épée, que ses amis lui arrachent, tend la sienne au général : « Tiens, celle-ci est plus pointue * » ; Pescennius, ce gavroche incorrigible, ex-claqueur, qui met le légat à deux doigts de sa perte, par la comédie qu'il a su imaginer, et dont tout le monde est dupe d'abord; mais nous voyons aussi, nous voyons surtout, autour de ces chefs improvisés, la masse, solide, mais grossière, tour à tour docile et violente, amère dans ses plaintes, quand on lui fait vivement sentir ses misères (qu'on se rappelle les soldats qui, feignant de baiser la main de Germanicus, lui font sentir qu'ils n'ont plus de dents) ; capable de sentiments généreux, mais violente aussi dans ses retours ; insatiable du sang de ceux que tout à l'heure elle suivait docilement, et qui vont expier ses torts; alors sombre, farouche, ne se trouvant bien qu'à une place qui est la sienne : toujours prête à combattre bravement en face de Tennemi*. Ce sont là des tableaux peints par un maître.

renturion, en frappant un soldat, a cassé le cep de vigne, insigne de son grade, et donne Fordre qu'on le remplace, pour frapper encore.

Page 1