‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 199 sur 246 · Spartien, Pesc. Nig.^ x · texte numérisé non relu

Spartien, Pesc. Nig.^ x

3. Avid. Cass., v, 3. Les soldats de Niger (x, 4, 6) demandent une distribution de vin; il répond : « Vous avez le Nil, et vous voulez du vin ! »

une réserve spéciale, dans laquelle on versait la moitié de sa solde et de ses gratifications. Toutes ces sommes étaient réunies, pour chaque cohorte, en dix bourses {decem folles). On prélevait, en vue d'un onzième sac, une légère contribution pour les frais des funérailles de ceux qui mouraient avant la fin du service. Chaque soldat avait ainsi un pécule assez rond, pécule militaire {peculium casirense)^ qu'il touchait au moment de sa libération, ou qui, en cas de mort, était versé à ses héritiers. Ses parents restés civils ne l'oublieront pas. Juvénal * nous montre un père qui courtise, non sans trembler, son fils soldat, afin que celui-ci ne l'oublie pas sur son testament.

Cette organisation, dont le soldat ne pouvait se plaindre, profitait aussi à l'État; car elle servait à retenir le soldat sous le drapeau. Ceux qui avaient un fort dépôt près de l'aigle, n'éprouvaient aucune velléité de se faire, en aucun cas, rebelles ou transfuges. La réflexion est de Végèce; on l'aurait faite en tout temps.

8° Collèges et associations (scholœ).

Rassuré sur la condition des siens, sur la conservation et la transmission de son pécule, le soldat peut avoir la préoccupation de ses funérailles. On sait combien elle était vive chez tous les anciens, jusque chez les plus pauvres gens : qu'on songe

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