‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 200 sur 246 · XVI · texte numérisé non relu

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aux collèges funéraires de Rome et aux columèaria. Voyons comment ce dernier souci lui a été ôté, grâce à des institutions de prévoyance, nées d'abord spontanément, et devenues ensuite des associations tolérées, encouragées, à la fin régulières et officielles; comment aussi, par des concessions de plus en plus grandes de l'autorité impériale, le soldat, pleinement rassuré sur tous ces points,' en est arrivé non pas à supporter, mais à aimer son métier.

De très bonne heure, il dut y avoir, dans tous les corps des collèges (collegia), qui garantissaient à tous leurs membres un tombeau et une sépulture honorable. Ces associations se développèrent; elles s'étendirent à d'autres objets que les funérailles, et offrirent, aux soldats et aux officiers, divers avantages appropriés à leur condition.

Les inscriptions de Lambèse nous donnent des renseignements sur les associations de ce g-enre [scholœ), qui existaient parmi les sous-officiers de différents grades {opdones, cornicularii^ tubicines, etc.). On y organisait des sacrifices, sans doute aussi des repas communs où se réunissait la corporation ; on prévoyait aussi tout ce qui, dans l'avenir, pouvait intéresser ses membres. Une somme est stipulée pour le cas où l'un des associés quitterait la légion ; une somme moindre, mais encore assez importante cependant, est indiquée pour le cas déplorable de dégradation. Une des corporations vote une indemnité de voyage à l'un de ses membres,

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qui va à Rome aider à son avancement {ad spem suam confirmandam). Que pouvait souhaiter de plus un soldat ^ ? Une seule chose en des cas particuliers : les Italiens d'origine, qui se sont faits provinciaux pour avoir un grade, souhaiteront non pas de voir Rome, mais d'être rapatriés*.

Ces habitudes d'association se conservaient sans doute après la fin du service; les vétérans, associés ou non, étaient, de la part de l'État, l'objet de faveurs. répétées. Us s'établissaient à peu de distance du camp, sans doute sur des territoires qui leur étaient donnés. Ils arrivaient les premiers aux honneurs municipaux ; et le pouvoir central leur réservait tous les titres (ainsi celui de curator reipublicœ) et tous les privilèges, dont il pouvait disposer.

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