‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 208 sur 246 · Ammien, XVI, 10, 16, et XXIII · texte numérisé non relu

Ammien, XVI, 10, 16, et XXIII

les grandes colonnes reflétaient ainsi devant des témoins oculaires une bonne part de la réalité, et Ton comprend que, suivant le mot de Bœckh, la représentation exacte des barbares et des légionnaires soit devenue un côté original de l'art réaliste romain.

Dans les combats dont on voit Timage au bas des arcs de triomphe, les ennemis ont leurs vêtements particuliers, leurs armes, leurs traits ; leurs femmes sont souvent à côté d'eux; Daces, Sarmates, Quades, Marcomans, ils se distinguent nettement les uns des autres, chaque peuple gardant sa physionomie propre. Si nous ne faisons pas beaucoup de différence entre eux, la faute en est moins à l'artiste qu'à nous, qui ne connaissons que très imparfaitement les antiquités barbares. C'est seulement plus tard et dans des œuvres moins soignées qu'apparaît à Rome un type conventionnel, analogue à celui qui existait dans la statuaire grecque.

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