‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 216 sur 246 · XXXI · texte numérisé non relu

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SUR LA FRONTIÈRE DU NORD. 31 i

à Tenvi près du maître du jour*; d'ailleurs tout à fait aveugles sur le péril prochain; impuissants et stupides quand il fond sur eux. Bientôt le pays est envahi et ruiné; Sidoine, l'ancien consulaire, est devenu un captif, un otage; il lui faut faire sa cour à un roi w^isigoth. Sa vengeance est dans ses tablettes et dans les lettres qu'il écrit à ses amis, aussi malheureux que lui. Un de ses thèmes favoris sera la peinture des travers et de la grossièreté de ses nouveaux maîtres. Il les a vus et observés; il subit leur familiarité et s'en console par des railleries dont il espère bien qu'ils ne se douteront pas. La règle de conduite à leur égard est, suivant Sidoine, de rire, de les mépriser et de les craindre*. Voilà, pour finir, un mot qui réduit singulièrement la portée des deux autres.

Empruntons à Sidoine la description d'un conseil de Goths, tenu à la mode des anciens : « Leur verte vieillesse, chargée d'ans, est debout; sur leur dos maigre s'étalent des vêtements de lin, sales et gras; les grandes peaux qui les recouvrent, ne peuvent même descendre jusqu'au mollet; un simple nœud suspend à leur jarret nu une guêtre en peau de cheval ^ » .

Voici les hordes de Scythie : « A pied ils paraissent de taille moyenne ; ils sont grands à cheval, et très hauts dès qu'ils sont assis. L'enfant quitte à

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