Pan. Avilus
peine sa mère qu'un cheval lui offre son dos; on (lirait que leurs membres se soudent à ceux Ae la bôle, tellement leur assiette est solide ; les autres hommes sont portés au dos de leurs chevaux; ceux-ci y habitent'*. » « Ils ont de vastes poitrines, de belles épaules, le ventre serré à l'aine '. » « Le visage môme de leurs enfants inspire Thorreur. Une masse ronde s'élève et finit en une tête étroite; sous le front sont deux cavernes d'où ils voient sans avoir d'yeux.... Le nez est écrasé à dessein, pour préparer la place au casque ^ »
A la cour du roi Euric, Sidoine voit le Saxon aux yeux bleus, aux cheveux rasés jusqu'à la racine; le Hérule aux joues bleuâtres; le Burgonde de sept pieds*. Un ami lui demande des vers fescennins : comment les composer, répond Sidoine, au milieu de hordes chevelues, « parmi l'argot germain, quand chante le Burgonde repu, la tête toute grasse de beurre acide.... Heureux tes yeux, et tes oreilles, heureux ton nez qui ne subit pas. l'odeur de Tail, d'aflreux oignons, retour matinal de plus de dix plats ^ ! »
On voit ce que pensait Sidoine des géants maîtres de son pays. Il ne se doutait pas que dans les vers, dans la prose qu'il scandait d'un art méticu-