Le lome IV du Corpus (de 1871) contient 3255 numéros
* Admiror, paries, te non cecidisse ruinîs, Qui tôt scriptorum taedia sustineas ».
(Je t'admire, ô mur, de n'être pas tombé en ruine, chargé que tu es, de tant d'inscriptions ennuyeuses.)
le dernier venu se moquant des autres *. D'une manière générale, si celui qui écrit, en général se ménage, par contre, il prépare des injures plus ou moins ingénieuses qui, lues par le passant, auront Tair d'aveux*. C'est tant pis pour qui lira. Il arrive cependant que d'autres lui souhaitent bien du bonheur *.
Non seulement les graffîtes se joignent, s'accolent ; parfois ils se superposent et se couvrent les uns les autres *. G'eçt dans cette épigraphie vulgaire un pendant aux palimpsestes manuscrits.
Les graffîtes nous ont donné mieux que ces saluts ou ces jeux de passants. De ces éléments tout nouveaux la science a tiré de précieux renseignements sur la vie publique des Pompéiens.
!. Une première main écrit :
« Qui hoc leget, nunquam posteac alied légat et nunquam sil salvos. »
(Celui qui lira ceci, puisse-t-il jamais plus ne lire autre chose, et qu'il n'ait jamais de santé.)
Une seconde main, continuant la phrase, retourne le trait, contre celui qui le lançait, en ajoutant :
« Qui supra scripsit. »
(Gela pour celui qui a écrit ce qui précède.) Un troisième approuve :
Vere dicis.
(Très bien dit!)
Mais à qui des deux va l'approbation?
2. 2360 : .... qui leqit (j'omets le mot injurieux très souvent répété : mais il y en a bien d'autres). Voir au Corpus la note sur 1121.
3. 1679 : ■ valeQt qui legeril » (bonne santé à qui me lira).