‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 220 sur 246 · IV, J · texte numérisé non relu

IV, J

consul par Trajan, à trente-huit ans, en Tan 100; onze ans plus tard, il était légat impérial en Bithynie.

Sa fortune modique, à l'en croire, consistait surtout en terres et en vignobles. Orateur d'affaires autant qu'orateur politique, il dut, en retour de ses soins, recevoir, suivant la mode du temps*, des legs importants et nombreux. S'il n'avait été riche, il n'aurait pu faire, à plusieurs de ses amis, les dons que nous voyons indiqués dans ses lettres, de cent, trois cents et même cinq cent mille sesterces *.

C'est en plaidant des affaires civiles qu'il se fît d'abord connaître. « Mon champ de bataille [arena mea), disait-il, est le tribunal des centumvirs^. » Il sut y obtenir de grands succès. Il nous représente * les juges l'écoutant d'abord avec gravité; puis gagnés par l'émotion, n'y tenant plus, tout à coup vaincus, se levant et éclatant en longs applaudissements ^ : triomphe d'avocat que notre temps ne connaît plus.

Il ne réussit pas moins bien au sénat. Les provinciaux dont il était le patron, notamment les habitants de la Bétique, le chargèrent d'accuser dans la curie, des magistrats prévaricateurs. Il fut,

i. Voir plus haut, chap. vu, p. d34 au bas.

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