‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 223 sur 246 · Chap. VIII, p. 186 et suiv · texte numérisé non relu

Chap. VIII, p. 186 et suiv

320 ROME ET l'empire.

(l'une longue bordure *. Mais ce n'était pas davantage de ces maisons dont Caton, et plus tard Varron, traçait le plan, où le maître venait souvent, comptant sans cesse la dépense et le rapport, et aimant ses terres en paysan. La campagne est, pour Pline, un lieu de repos du corps, où il veut encore, où il veut surtout se réserver et, s'il le peut, susciter, pour son esprit, des occasions de travail. J'ai signalé plus haut * dans la longue énumération qu'il fait des chambres et des salles, le grand nombre des cabinets de travail. Pline n'en changeait pas, je suppose, chaque soir comme le fameux tyran de Sicile; mais c'est là, personne n'en doutera, qu'il passait la meilleure partie de son temps.

En sort-il : il travaille encore. Dans la promenade, en voyage, il lit ou compose. Va-t-il faire la vendange : il emporte un livre ; il sera sûr ainsi de rapporter de toute façon une « cueillette » '. A-t-on organisé une battue de sangliers : outre ses pieux, Pline a des tablettes ; et il se trouve que les sangliers ont eu la bonne volonté de se faire prendre, pendant que Pline, tout à sa composition, remplissait ses tablettes : double butin. Et c'est à Tacite* que Pline en fait le conte. Il n'y a en somme, dans la villa de Laurente, que la maison, un jardin et des sables : aucune ferme pourtant n'a rapporté davantage à

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