‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 237 sur 246 · IX : quamquam ejus modi honorum parcissimus, tamen · texte numérisé non relu

IX : quamquam ejus modi honorum parcissimus, tamen

à ses affranchis * : on n'est plus au temps de Néron *. De m^me encore pour un projet de prêt forcé à imposer aux décurions d'une ville d'Asie*.

Je ne fais que rappeler la lettre fameuse sur les chrétiens (xcvi). Il nous répugne certainement d'apprendre que, pour découvrir toute la vérité, Pline ait cru devoir mettre à la torture deux pauvres servantes (§ 8), et nous avons peine à nous expliquer la tranquillité de conscience avec laquelle il envoyait à la mort les chrétiens résolus *. Mais Pline est honnête, il dit à l'empereur tout ce qu'il a appris ou plutôt il atteste n'avoir rien trouvé qui confirme les accusations odieuses portées contre les chrétiens. Qu'il n'ait rien compris à leur doctrine, nous ne nous en étonnerons pas en nous rappelant que d'autres Romains qui devaient être mieux avisés et plus capables d'atteindre la vérité nouvelle, Sénèque, Tacite, Épictète, Marc-Aurèle sont restés dans la même ignorance. Parce que nous jugeons après coup et que le temps nous a mis à l'abri de l'erreur, nous n'allons pas exiger des anciens la même clairvoyance de l'avenir.

patior (quoique je sois très ménager de ces autorisations, cependant je Vaccorde ceUe-ci).

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