‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 36 sur 246 · Appien : olov -/sijxappoi · texte numérisé non relu

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2. Glaucia lui disait [De Or., 11, 2G3 fin) : villam in Tiburte habes, cortem in Palalio (tu as à Tibur une villa; mais rétable est au Palatin).

Ici eurent lieu toutes les grandes journées, celles môme qui ne furent pas sanglantes; c'est à ce coin que fut brûlé le cadavre de Clodius, celui de César. Voici bien le cadre de Thistoire de la république. C'est ici qu'elle a palpité avant de finir. On parlait sans cesse de raison, de droit et de liberté, quand depuis longtemps il n'était plus question que de force; mais ceux qui l'employaient soutenaient qu'ils ne faisaient que « repousser la force par la force » ^

Ce sont de tristes souvenirs au compte de la république. Lui préférerait-on la plèbe de l'empire à qui il suffisait d'être amusée et bien nourrie? L'empereur Aurélien, qui sans doute la connaissait, un jour qu'il écrivait au préfet de l'annone, assurait « qu'il n'y avait pas de joie plus grande que celle du peuple romain quand il avait bien mangé » ^ A la même époque quelqu'un proposa de fournir le vin gratuit au peuple. « Vraiment, en ce cas, répondit le préfet du prétoire, il n'y a plus qu'à lui fournir aussi des poulets et des oies ^. »

Les cruautés furent de toutes les époques, il y en eut ici, sous la république comme sous l'empire. Pour en réveiller le souvenir, il nous suffirait de tourner nos regards vers les rostres et vers ce coin du forum qui sépare le Capitole de la curie. Là

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