Pollion, Claud., ii, 2; Peter, II, p. 134 en haut
4. Vopiscus, Firmus, iv, 2 : nervis rohuslissimus [Firmus erat] ita ut Tritanum (un gladiateur samnite) vinceret ... Nam et incudejyi superpositam pectori constanter, aliis tundentibus, pevtulit, cum ipse reclinis ac resupinus et curvatus in manus penderet potius quam jaceret (Firmus était si robuste de corps qu'il l'emportait sur Tritanus. Car on le vit un jour porter, sans broncher, sur la poitrine une éclume qu'on frappait à tour de bras, tandis que lui, coucha sur le dos et appuyé sur les mains, il formait arc plutôt qu'il ne reposait à terre). Cf. dans le moine de Saint-Gall l'anecdote de Pépin faisant combattre un lion et un taureau devant les grands qui lui contestent le droit de les commander : il leur propose d'aller les séparer, et tranche la tête des deux animaux.
Il est cependant une faculté voisine de celle-là pour laquelle les biographes de THistoire-Auguste ont une admiration naïve : celle de beaucoup boire impunément; Quelques Antonins avaient eu ce faible : par là ils furent imités et dépassés. Trajan était un grand buveur; mais THistoire -Auguste raconte de Benosus, qu'il buvait autant qu'homme Tait jamais fait. Aurélien disait de lui qu'il « n'était pas né pour vivre, mais pour boire »; Pour être juste, ajoutons qu'il usait, à l'occasion, de cette faculté privilégiée pour le bien de l'empire. Quand venaient les députés des barbares, il les défiait et tirait de leur ivresse leurs secrets, tandis que luimême à mesure qu'il buvait, devenait plus sûr dé lui^ Je ne traduis pas le détail très réaliste que né manque pas d'ajouter le biographe*. Quand, vaincu par Probus, il finit par se pendre, on dit que « ce qui pendait là, était une amphore et non un homme » {amphoram pendere, non hominem). Il ne faut pas être trop sévère pour ce malheureux homme ; ne nous dit-on pas que, dans le même temps, la fameuse Zénobie, sobre d'ailleurs, savait boire quand il le fallait avec les généraux, et défiait à Toccasion Perses et Arméniens ^?