‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 55 sur 246 · Jd,, xxni · texte numérisé non relu

Jd,, xxni

Peu à peu se forma au Palatin par la force des choses une cour toute semblable à celles de TOrient. Un seul homme décide désormais de tout * ; il ne rend de compte à personne, ne parle pas beaucoup, ne dit que ce qu'il veut, et dit d'ordinaire autre chose que ce qu'il veut faire et que ce qu'il fait. Il ne dédaigne pas les moyens prestes. L'Histoire- Auguste nous montre établies au Palatin, dès l'antiquité, les habitudes qu'on croyait particulières aux petites cours italiennes du xvi° siècle. Nous voyons par les biographies impériales que, dès ce moment, on envoyait du poison à ceux dont on voulait se débarrasser *; on assurait ensuite qu'ils étaient morts, victimes des brigands ^. Fermée à tout conseil modéré, équitable, même à toute justification, l'oreille du prince au Palatin, à Constantinople et partout, « sera toujours ouverte à la dénonciation, surtout indirecte et lâche » *. Le secret dont s'entoure le prince est habilement exploité par les subalternes, affranchis, eunuques et autres, qui s'interposent comme intermédiaires [inteimuntii) indispensables, trafiquent de l'influence qu'ils prétendent posséder et, sous Commode, vont jusqu'à vendre des charges. Commode se réservant une

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