Lampride, Comm., v, 12; Spartien, Carac, m fin
4. Ammien Marcellin, à propos de Constance : XV, 2, 2 : « ad suscipiendas defensiones œquas et probabiles imperatoris aures occlusœ palehant susurris insidiantium clandestinis. » Et passim.
partie de l'argent *. Le plus souvent ils dupaient ceux qui s'adressaient à eux, et ne leur vendaient, comme disaient les Romains, que « de la fumée ». Mais on devine aisément les haines qu'ils excitaient et comme on applaudissait dans le public, quand quelque prince honnête les châtiait, même cruellement. Alexandre Sévère, ayant pris sur le fait l'un de ces intrigants, le fît attacher à un poteau, où il fut entouré de paille et de bois humide, et ensuite mis à mort, le bourreau disant : « est puni par la fumée, qui n'a vendu que fumée » [fwno punitur qui vendidit fumum) '.
Dans toute cette revue, nous n'avons guère rencontré qu'abus de pouvoir, folies et cruautés de tout genre : mais n'est-ce pas là qu'aboutit nécessairement et rapidement tout pouvoir illimité, et cependant incertain, comme celui que .détenaient tous ces princes?
Comment un tel régime a-t-il pu tenir si longtemps? Il a duré sans doute, parce qu'il donnait aux peuples du centre de l'Europe une paix extérieure, qu'ils n'avaient pasconnue jusque-là; parce que les provinces étaient bien administrées, et qu'en somme, elles prospéraient. S'il y avait des concussions, elles étaient durement punies, et l'on s'efforçait de les prévenir. On nous dit, par exemple, qu'Alexandre Sévère avait fait revivre l'ancienne coutume républicaine, d'après laquelle le trésor