Juvénal. I
Hinc suhitae mortes atque intestata senectus
(de là des morts subites et une vieillesse qui s'en va sans avoir fait de testament).
84 ROME ET l'empire.
quent pas de nous dire, pour chaque empereur, combien de fois il se baignait par jour; la plupart en toute saison prenaient plus d'un bain ; quelquesuns dans Tété en prenaient à la douzaine, en les entremêlant de festins, et en courant, à travers la ville, des bains de leurs palais à ceux de leurs amis et aux bains publics*.
Il y avait des bains de tout genre : les uns, simples; les autres, où le luxe était porté jusqu'aux derniers raffinements; où, sans parler des décorations, tous les robinets étaient d'argent, où l'eau ne coulait que sur du marbre. Adoptons comme division commode pour cette revue la distinction des bains privés et des bains publics.
i° Bains privés.
Pour les bains privés, nous avons dans les maisons de Pompéi de précieux points de repère.
On sait qu'ils consistaient essentiellement en une série de salles ou cellules, dans lesquelles l'air et l'eau étaient portés à une température différente : froide, tiède, puis brûlante [frigidarium^ tepidarium^ caldarium ou sudatorium). Ajoutons-y le vestiaire {apodyterium). Les murs étaient en stuc, à défaut de marbre; le sol, dans les maisons élégantes, pavé de mosaïques. Les salles prenaient jour par des fenêtres, ou, au centre, par une ouverture circulaire qu'on fermait d'une sorte de couvercle. L'ap-