‹ Rome & l'empire aux deux premiers siècles de notre èreChapitre 68 sur 246 · Lxxiv · texte numérisé non relu

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92 ROME ET l'empire.

avait, dans ces occasions, de terribles bousculades; que bien des objets étaient perdus, déchirés, volés ; qu'à ceux même qui les pouvaient saisir, ils coûtaient cher; de sorte que l'homme sage quittait la place, avant qu'eût commencé la distribution.

Les spectateurs ordinaires de ces fêtes, faits à ces misères, la vraie plèbe, ne songe qu'à son plai* sir. Elle est volontiers et très inconsciemment cruelle. Cela est trop clair à l'amphithéâtre; mais on devine partout ailleurs le même sentiment. A la suite d'un accident survenu dans une représentation de funambules, Marc-Aurèle prescrit l'emploi de filets qui, après lui, fut de règle *. On s'étonne, si on l'admire : c'était, au sens des gens, bien de la bonté.

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