IV. — LB THÉÂTRE
Le théâtre est, dans tous les pays comme dans tous les temps, le rendez-vous de la société. Les simples gens y coudoient, y entourent les gens du monde. C'est là qu'un étranger va les voir, et s'efforce de deviner leurs habitudes et leurs goûts.
Il en était de même à Rome. Les thèmes traités ou cités par les pièces étaient ceux que développaient les poètes dans leurs vers élégants, ceux dont les sculpteurs tâchaient de rendre Timage, dont les peintres et les mosaïstes représentaient les traits au sol et sur les murs, Achille, Hélène et toutes les créations d'Homère; Bacchus et son cortège; la malheureuse Dircé; Héro et Léandre ; Paris et les déesses, sont sur les murs de Pompéi, dans les mosaïques anciennes de tous les pays, comme dans les vers d'Ovide. On retrouvait les mêmes sujets dans les mimes, dans les tragédies, et, tout au moins par allusion, dans les comédies. C'est au théâtre et dans les festins que circulaient d'abord les nouveaux vers que favorisait la mode du jour *. C'est au théâtre, tout comme aux promenades, qu'Ovide
de Rome, 1889, p. 484 et suiv. Cette désignation et la restitution proposée ont été contestées depuis par M. Fr. Marx, Jahrb. K. D, Arcfu, 1895, 3.